En choisissant d'aborder ce premier album d'Avril en profane total, on se condamne à succomber, le casque sur les oreilles. C'est un embobinage pur et simple qu'il opère. Une mise en boîte caractérisée, avec ses manières de donner à ses chansons la texture un peu poisseuse d'un bain de mousse. Avril, artiste electro-aristo, et maniaque, pratique avec une intelligence rare l'art du collage discret, mais surtout celui de l'écriture subversive. À la tête d'un arsenal somme toute générique - des claviers, des guitares, des programmations - il combine des séquences mélodiques sur lesquelles la voix frôle les autres sons ("Eye World"). En un mot, il domine son art, dirigeant les assemblages et défiant les machines, en liant en une longue épopée les pièces entre elles. Des voix de filles comme autant de Walkyries surgissent du décor pour solliciter notre imaginaire. Et lui de chanter à la façon d'un Bowie dévergondé ("Like Everybody Else"). Pendant ce temps, les personnes du sexe tissent leurs rets ("The Date", avec Ana Rago ou "Helium Lifeboat" avec Beth Hirsch) pour déboucher sur un "Arlanda Epilogue" où c'est la voix de Johanna X. qui appelle notre reddition dans une ultime plage très Floydienne. --José Ruiz réduire
En choisissant d'aborder ce premier album d'Avril en profane total, on se condamne à succomber, le casque sur les oreilles. C'est un embobinage pur et simple qu'il opère. Une mise en boîte caractérisée, avec ses manières de donner à ses chansons la texture un peu poisseuse d'un bain de mousse. Avril, artiste electro-aristo, et maniaque, pratique avec une intelligence rare l'art du collage discret, mais surtout celui de l'écriture subversive. À la tête d'un arsenal somme toute générique - des ...
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